Bienvenue sur encre de chine
Posté par Alhena dans : Encredechine , 23 commentaires
La plume glisse sur le papier, avec tant de douceur que ma main hésite à la retenir. Des lettres fines se dessinent à l'encre, belles et majestueuses, sur le parchemin. Rien, semble-t-il, ne pourra jamais les effacer: ne dit-on pas que les paroles s'envolent tandis que les écrits restent?
Et je les regarde, ces lettres, émerveillée, presque surprise de découvrir les mots qu'elles forment… Alors, je relève la tête, lentement, et, tandis que mon regard se perd dans le vague, mon esprit s'élève et s'envole. Il virevolte un moment au-dessus de moi avant de s'en aller danser au loin, très loin, là où les mots créent des mondes; là où le réel cotoie l'irréel.
Alhena

La ronde de Noel 22 décembre, 2008
Posté par Alhena dans : Divers , ajouter un commentaireLe principe était simple: faire un maximum de plaisir à l’occasion de Noel avec très peu de chose! Pari réussi pour Liam, qui m’a fait un très beau cadeau, accompagné d’un très gentil petit mot…

Safe Trip Home, Dido 15 novembre, 2008
Posté par Alhena dans : Musique, Coup de coeur , ajouter un commentaire
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Nouvel album, sortie mondiale le 17 novembre

Coucher de soleil sur la Porte de Samois 14 août, 2008
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Poésie sur Loing
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À nos héros…
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Jardins…
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Songes… 13 août, 2008
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Evolution 1 ~ Stephen Baxter
Posté par Alhena dans : Coup de coeur, Science Fiction , ajouter un commentaire
Sur Terre, il y a 65 millions d'années.
Alors que les dinosaures règnent en maîtres sur le monde, un petit mammifère appelé Purga lutte pour survivre. Sa principale occupation est de trouver de la nourriture pour elle et ses petits. cela aurait pu continuer ainsi pendant plusieurs millions d'années, mais la chute d'un météore va tout bouleverser. L'écosystème subit de grandes mutations, les dinosaures s'éteignent, l'évolution est en marche…
La fabuleuse histoire de l'humanité comme vous ne l'avez jamais lue!
“La vie a toujours été une question de chance”
On ne peut qu'approuver la justesse de cette phrase… la vie ne tient qu'à si peu de choses, si peu d'évènements, sans lesquels, peut-être, jamais qui nous sommes n'auraient vu le jour… Mais comment savoir, exactement?
Et comment ne pas se trouver béat d'admiration devant cette destinée qui fut la notre au début, alors que rien ne nous destinait plus que d'autre à accomplir ce que nous avons fait?
Même si romancée, n'en restant toutefois qu'une fiction, une oeuvre du génie de Baxter, la destinée humaine est une histoire fabuleuse, merveilleuse…
Baxter réussit le pari de nous faire survoler, en quelques pages, des millions d'années d'évolution, entrecoupés d'extinction de masse…
Rien ne nous prédestinait à la base, à devenir Homme, à penser, à parler, à avoir une conscience de soi, que d'autres animaux n'ont pas, inventer pour vivre ou inventer pour mourir…
Jamais un roman ne m'avait autant emporté que depuis Les Derniers hommes de Bordage…
C'EST À LIRE!!!
Mes mots… 24 avril, 2008
Posté par Alhena dans : Encredechine , 2 commentairesIl y a d'abord des sensations… des sentiments… des impressions… alors viennent les images… Du noir. Du blanc. Puis viennent les couleurs… Du bleu… du rouge… du jaune… Isolées d'abord, puis qui se mélangent… Surgissent alors l'orange… le vert… le violet… Puis l'univers finit par se teinter de safran… de capucine… de souffre… de turquoise… de campanule… et de grenat… Tout, au début, est toujours vague, même s'il y a certes bien un peu de mouvement… Tout se dessine et se précise… Quelques courbes et lignes droites, qui se suivent sans jamais se croiser, et d'autres qui s'entremêlent, encore et encore… alors que les contours commencent à s' affuter, à s'aiguiser se préciser… Et les formes… Elles grandissent, doucement, d'abord puis s'élargissent prennent de l'ampleur… emplissent l'espace… Et soudain, alors que je ne les attendais plus… les douceurs parfumées s'immiscent en mon inconscient, stimulent mes sens…
Et je m'éveille… Comme au sortie d'un rêve… Mais peut-être rêve-je encore?
J'ai sous les yeux une étendue verte mouchetée d'or et de lumière… Le soleil, dans sa majesté, se glisse entre les feuilles d'un chêne pour atteindre l'herbe à ses pieds… Mais il n'oublie pas, en passant, d'en caresser avec une tendresse inouïe les feuilles qui le couronnent. Et moi, assise là, j'entends battre son cœur, deux fois centenaire… Je sens son sang qui y monte, qui l'envahit jusqu'aux tréfonds de son âme vénérable… Il y a comme des tambours… des tambours qui frappent en cadence… qui rythment sa vie… qui l'ont toujours rythmé… Ils l'ont vu naître et grandirent… Et ils le verront mourir… Tant de choses sont éphémères…
Et je m'éveille… C'est mieux qu'un rêve… Les couleurs tourbillonnent… elles dansent et donnent vie à ce qui n'en a pas vraiment… Elles leur donnent du mouvement… une âme…
Plus loin, la lumière trouve matière à s'amuser… Elle s'y reflètent en des myriades d'étoiles qui rivalisent d'ingéniosité pour être vu…Si l'une profite du creux d'une vague, l'autre se nichera en son sommet… C'est un ballet, une danse et tout n'y est que fastes et paillettes… Elles ne règnent qu'en apparence, car sous la surface, ce sont les ténèbres qui gouvernent… La noirceur des profondeurs enveloppe ceux qui s'y aventurent d'un drap de lin plus sombre et plus impénétrable que la nuit…
Et je m'éveille…Tout ce que je vois n'est que délice… de douces saveurs pour les sens…
Plus loin, encore, la terre semble s'élever pour toucher le ciel, caresser l'astre de lumière… Avec arrogance, tel un oriflamme, elle brandit l'étendue blanche qui la coiffe… Elle surplombe à cet endroit le reste du monde et s'en montre fière… Elle garde la tête haute, ne courbe jamais l'échine et met quiconque au défit de l'affronter…
Je me sens éveillée… Je sais qui je suis… Et je prend conscience d'une plume entre mes doigts… Une foule d'idée se précipite alors aux portes de mon esprit… Et la plume glisse sur le papier, avec tant de douceur que ma main hésite à la retenir. Des lettres fines se dessinent à l'encre, belles et majestueuses, sur le parchemin. Rien, semble-t-il, ne pourra jamais les effacer: ne dit-on pas que les paroles s'envolent tandis que les écrits restent?Et je les regarde, ces lettres, émerveillée, presque surprise de découvrir les mots qu'elles forment… Alors, je relève la tête, lentement, et, tandis que mon regard se perd dans le vague, mon esprit s'élève et s'envole. Il virevolte un moment au-dessus de moi avant de s'en aller danser au loin, très loin, là où les mots créent des mondes; là où le réel côtoie l'irréel.
Alhena










